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Brouillon de mars dernier #4 Vivre ses rêves

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“Vis tes rêves” résumait l’autre sur un bout de papier, ce n’était pas le seul. Je les ai gardés dans les poches : ne pas oublier d’en avoir, les suivre, les dessiner, s’en donner les moyens… Vivre ses rêves.

C’est aisé de le dire. Sauf que mes rêves, partent en tous sens et sont, par définition pure bancals, surréalistes, flous, extensibles et fragiles. Faudrait-il les figer, un par un pour ensuite broder-tisser la réalité-vraie tout autour ?

* Petit un “se bâtir un espace-cocon”,
* petit deux “voyager sans hésiter”,
* petit trois “créer à volonté”,
* petit quatre “vivre toutes les audaces”,
* petit cinq “se réserver des instants pour souffler”,
* petit six “passer des heures à refaire le monde avec d’autres fous”,
* petit sept “apprendre encore et encore”,
* grand huit “ne jamais renoncer à la liberté”.

Voyez. J’ai déjà pris un temps précieux à formuler une liste (lacunaire). Ces “bribes de rêves” ne sont à mes yeux que des directions, des barques de fortune, des évidences mêmes. Elles sont imprécises comme je l’ai toujours été, à ne pas vouloir faire maîtresse d’école, ou grand docteur, ou community manager ; mais les trois à la fois. J’ai voulu prendre les problèmes autrement, tourner très très très vite et avoir le vertige, partager des secrets avec des regards étincelants…

Je n’écris pas les choses ainsi pour faire joli-joli, j’ai décidément pas envie d’avoir des rêves dociles ! Oui je sais faire une liste de courses, prendre le métro parisien, faire des powerpoint de synthèse, des analyses de concurrence et même des p’tits logos. Mais oui à l’intérieur ça foisonne, de rimes velléitaires, ça se bouscule de jeux tordus, ça fourmille de mondes parallèles et si tu voyais toute l’écume dont se bataillent mes papillons !

Et plus ça débordera sur la vie plus elle me sera délicieuse.
Oui je rêve d’être cinglée au grand jour. Non ce n’est pas un rêve dont on revient.
Je ne suis pas encore certaine, que le vivre, soit une heureuse idée.

-16/03/2012-

Cela me peur-panique de voir que ces brouillons réflexifs et semi-fictifs datent d’il y a plus d’un an, qu’il ressemblent tellement à la surface de l’an 2012, cet horizon figé de patin qui m’entourne en rond. Fallait les publier, maintenant, pour m’en débarrasser, mieux avancer.

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