Archives en boîte, liste dépliante, cases à mâcher, tout est transporté. De mes anciens lieux à ici.
Le choix de tout assumer n’est pas totalement assumé, désolement total à la relecture diagonale des premiers pas. Parce qu’aux débuts ceci n’était pas mon journal intime. Je n’y disais pas tout. J’écrivais ailleurs. Aujourd’hui j’ai appris à faire des phrases, pas toujours stables mais lisibles. Aujourd’hui j’écris beaucoup moins ailleurs, j’autocensure le minimum vital et encore j’hésite à tout vous avouer. Contexte, c’est la faute du mot soigner : soigner sa schizophrénie est-ce en guérir ou en prendre soin ? Depuis que j’essaie je n’ai fait qu’ajouter de nouvelles personnages, difficile de tout briser, j’ai trop de petits noms.
Allo myël ici la plume. Bientôt huit ans de bouteilles à la mer, en arythmie chaotique infidèle mais toujours revenue ; et tu m’as demandé pourquoi. Le besoin d’écrire, ici ou ailleurs, alors pourquoi pas ici ; au moins on peut partager, en coulisses. Noircir des cases pour se remplir, lutter contre le vide, se sentir exister, s’inventer. Même si tout ceci est vain. Même si tout ceci est vain. J’aime à croire avoir permis d’oser des rapprochements, physiques et poétiques en quelques mots.
Tant qu’on vivra on aura des (jolies) choses à se dire.
Article sélectionné et importé des archives de mes anciens blogs, brut et sans commentaire.