Capture numéro 37
Montrer page blanche, oui par ce froid. Assumer le cliché. Clic. Même caché.
Est-ce que je peux arrêter de tout archiver puisque d’autres le font ? Ou juste, prendre le temps de remanier les projets du passé, ré-inter-prêter nos multiples réalités, et près d’ici les reverser ?
Les années passent et celles qui restent, ce sont les fulgurances. Sur la route en quête de sens j’ai tiré un tiret entre ce qu’On appelle (vulgaire) le pro et le perso. Entre les montagnes de chiffres, les images dans les nuages, les mots masqués de-ci de-là, les rêveries en second plan et cette chantante fascination pour les cartes. J’avais pensé que le lien était les histoires, je m’en éloigne et penche aujourd’hui plutôt pour les représentations de la réalité. La mettre en objet, coder, respecter des normes ou bouger les lignes. Assumer que la forme pèse. Assumer que la réalité pèse. Même sur page blanche, mettre en balance.
Alors j’ai appuyé sur le bouton tout effacer, qui n’efface ainsi rien puisqu’il y a les archives du web, mais donne l’illusion de la liberté, d’un interstice de maîtrise des données.
Reprendre le clavier pour au miroir, sourire et recracher. Continuer à modeler des pages, gratter, noircir, ne jamais aboutir (c’est sans fin) à l’image de l’image qu’on voulait capturer.